2 juin, 2016

Reprise des publications

Classé dans : Non classé — poloduperigord @ 21:55

Bon, je reprends un peu l’approvisionnement de ce blog, toujours content d’y voir des lecteurs, et des lectrices !

Laissez moi donc des commentaires …

Bises & kisses & besos et c.

14 novembre, 2010

L’AVENIR RADIEUX DE NOTRE SOCIETE

Classé dans : ECONOMIE POLITIQUE — poloduperigord @ 0:16

Il y a quelques temps, j’ai vu un documentaire sur les guerres qui ont conduit à la ruine de la civilisation Maya. Intéressant. Je suis toujours un peu écœuré par l’histoire de ces peuples et de leurs dieux avides de sang versé. Il semble que ce soit la quête effrénée du pouvoir qui serait à l’origine de leur ruine. Une constellation de cités-état qui avaient pourtant prospéré pendant plus de mille ans, si je me souviens bien. J’ai l’impression qu’ils portaient en eux le germe de leur ruine : la compétition et le désir d’hégémonie. La guerre de tous contre tous a provoqué la ruine de tous.

J’entrevois là un parallèle avec le comportement des entreprises cotées en bourse.  Noam Chomsky et Albert Jacquard ont des idées que j’aime bien à ce sujet. Dans d’autres régions du monde, les cités-état ont évolué en royaumes, en empires, au moyen de guerres successives là aussi, bien sûr, mais peut-être un peu plus de coopération malgré leur compétition. Les empires et royaumes ont pris ensuite des noms de république, de démocratie ou de monarchie parlementaire suivant la mode du temps, puis le pouvoir a quitté les mains des politiciens pour celles des financiers et les guerres continuent, aujourd’hui moins par les armes que par le pillage légalisé des matières premières et l’expropriation du temps de vie des individus transformés en « travailleurs », « consommateurs », et même en « électeurs », quelle rigolade! On nous a si bien dressés qu’on nous donne même le droit de choisir de tout continuer sans discuter. Quel impressionnant tour de passe-passe ! Existe-t-il une voie de sortie de cet engrenage infernal ? Je ne sais pas.

J’ai toujours été attiré par ceux qui refusaient de se soumettre à ce destin pathétique. Les Hippies, les beatniks, baba-cool, aujourd’hui la mouvance du New-Age, ce sont les refuzniks de l’avenir radieux promis par la nomenklatura capitaliste. Je les trouve parfois un peu allumés et un peu naïfs mais beaucoup plus fréquentables et moins nauséabonds que ceux qui croient ou veulent faire croire que la croissance économique (celle de leur économie, bien-sûr) sauvera le monde. La violence, le goût de la compétition et du pouvoir font partie de notre esprit et il serait inefficace et dangereux de chercher à les nier ou à les détruire mais la douceur, le goût de la coopération et de l’équité en font autant partie et nous avons la liberté de choisir de développer tel ou tel aspect de notre mentalité.

13 novembre, 2010

DEUX PETITES HISTOIRES DE SAUVAGES

Classé dans : PHILOSOPHIE — poloduperigord @ 23:15

Il y avait un couple d’ethnologues allemands qui vivaient dans une tribu loin, loin par là bas, de l’autre côté de la terre. Ils y ont vécu et étudié pendant plus de vingt ans. Ils avaient une fille, amenée toute petite avec eux et qui avait donc grandi au milieu de cette tribu de niveau culturel préhistorique, partageant les jeux et l’éducation des enfants, apprenant la langue, les coutumes et la morale de ces primitifs. Elle était heureuse et épanouie.

Ses parents lui avaient fait l’école à la maison mais à l’adolescence, ils ont pensé qu’il valait mieux l’envoyer continuer ses études en Europe. Bien-sûr, elle leur a obéi et un avion l’a emmenée jusqu’en Allemagne. A peine débarquée, elle s’est demandé pourquoi tous les gens avaient l’air en colère et ne répondaient pas quand on leur disait bonjour. Pour faire plaisir à ses parents, elle a essayé de s’acclimater dans son internat mais au bout de quelques temps, vivre parmi de pareils sauvages égoïstes, violents, individualistes et grossiers dépassa les bornes de ce qu’elle pouvait supporter.

Elle avait supplié ses parents de la laisser revenir au pays, en vain. Alors, à deux reprises elle a essayé de se suicider. Elle a survécu, en Allemagne. Elle s’y est même mariée et a eu deux enfants mais elle disait qu’elle n’attendait qu’une chose: que ses enfants soient assez grands pour qu’elle puisse les laisser vivre leur vie et pour qu’elle puisse, elle, retourner vivre définitivement au pays des gens civilisés.

Une autre histoire, c’est celle d’un petit garçon, blanc, qui avait toujours vécu en Afrique de l’ouest. Un jour, lui aussi on l’a envoyé en Europe, en France. Arrivé à Paris, il a été tellement terrorisé par tous ces blancs à l’air méchant qu’il a couru se jeter dans les bras du premier noir qu’il a vu. Celui-ci l’a cajolé, consolé et lui a expliqué que non, les blancs n’étaient pas tous méchants, ils étaient juste différents, un peu bizarres, c’est vrai, mais qu’avec le temps, on pouvait même arriver à les comprendre à peu près.

Ce que je cherche, et que je trouve auprès de mes copains ex et néo soixante-huitards, héritiers des beatniks et hippies, c’est l’humanité, la compassion et la chaleur humaine que je n’ai presque jamais trouvé dans le reste de la population de mon pays. C’est le peu d’esprit communautaire et solidaire qui nous reste du temps des chasseurs-cueilleurs et qui existe encore en chacun de nous, plus ou moins enfoui sous des siècles de matérialisme et d’individualisme acquis. Mes copains et moi, je ne crois pas qu’on aie de solution pour améliorer la compétitivité industrielle du pays ni pour sauver le capitalisme boursier, mais on a des techniques assez efficaces pour rendre la vie plus douce et la communication plus agréable.

La plupart d’entre vous croit que j’évoque des produits psychotropes à base de plantes ou de chimie de synthèse… Ils se trompent : je parle de gentillesse, d’amour, de sincérité et de musique.

MES REFERENCES

Classé dans : MES REFERENCES — poloduperigord @ 23:03

Je ne sous-estime pas l’intérêt de référencer les arguments d’une thèse, à titre indicatif, mais je crois qu’en faire une règle systématique est une perversion majeure de la pensée. C’est une technique de raisonnement largement enseignée dans le système éducatif et qui conduit les élèves, et les professeurs qu’ils deviennent, à ne pas fonder leurs arguments sur la cohérence mais sur les références aux maîtres à penser que la classe dirigeante a choisi pour orienter l’opinion publique dans des directions avantageuses à la conservation du système politico-économique.

Je sens que quelques uns voudraient bien savoir quels sont les titres et diplômes universitaires qui m’autorisent à écrire ce genre de choses et je suis sûr de les satisfaire pleinement en leur apprenant que je n’en ai aucun et que je ne suis donc pas en mesure de farcir mes essais de citations prestigieuses, ampoulées, absconses ou hermétiques, qui donnent je le reconnais, un grand air de sérieux inattaquable au moindre fatras raisonneur.

Cette vénération de l’argument d’autorité nous vient de loin: « Aristote dit que … », « Gallien nous apprend que… », « Hippocrate enseigne que… », les dogmes ont enfermé l’enseignement et la raison pendant des siècles et bien naïfs sont ceux qui croient que ces siècles ne sont que passés. Il est facile et rassurant de se gausser de nos jours des médecins classiques soignant d’après la théorie des quatre humeurs, de se moquer niaisement de ceux qui croyaient que la terre était plate, de railler sans les connaître ni les comprendre les alchimistes qui expliquaient le monde avec quatre éléments. C’est facile parce qu’aujourd’hui nous n’en sommes plus là et persuadés d’avoir échappé aux erreurs grossières, persuadé parce que nous avons le nez dedans, incapables de la moindre objectivité sur notre époque et sur nous mêmes.

Quand à moi, me fondant sur cette expérience du passé, je ne respecte aucun argument d’autorité et passe tout raisonnement et toute opinion au crible de ma faible raison, la seule dont je dispose. Je citerai parfois tel inconnu que le hasard me fit croiser, tel scientifique si le nom m’en revient, le discours de l’un ne valant pas plus que celui de l’autre sinon par sa cohérence et son intelligence des choses.

LA REPARTITION DES BENEFICES

Classé dans : ECONOMIE POLITIQUE — poloduperigord @ 22:44

Ma théorie politico-économique explique la lutte des classes par les convergences d’intérêts des individus composant les groupes sociaux plus ou moins conscients et organisés.

La philanthropie est elle le fondement du capitalisme ? Il me semble que non (mais détrompez moi, s’il vous plait).

Devrait elle être le fondement de l’économie et de la politique ? J’en ai l’impression.

Cette ambition est elle réalisable ? Je ne le sais pas encore.

Comment le déterminer ? Par l’examen attentif de l’histoire économique et politique.

Je m’attacherai d’abord à une analyse la plus objective qu’il m’est possible du système capitaliste sans y porter de jugement moral, qui ne viendra que dans la conclusion.

Lisons Marx, bien sûr, et n’oublions pas La Boétie, mais je trouve que c’est aux vivants de faire ici et maintenant l’analyse critique de leur société et de décider ensuite de ce qu’ils peuvent et veulent en faire.

Comment les patrons souhaitent ils partager les bénéfices de l’entreprise ? Le plus possible pour eux et le moins possible pour les salariés. Le partage le plus inéquitable étant l’esclavage.

Ce partage inéquitable permet il un bon fonctionnement de l’entreprise ? Tant qu’il permet aux salariés de vivre et qu’ils l’acceptent ou l’ignorent, oui. Si les salariés n’arrivent plus à vivre à cause des salaires réduits, s’ils découvrent l’ampleur de l’inéquité et s’ils la refusent, non.

Quels moyens les salariés peuvent ils utiliser pour combattre l’inéquité de la répartition des bénéfices ?
La négociation individuelle, l’organisation en syndicats, la négociation syndicale, la grève, la médiatisation de l’action et des revendications, le blocage de l’entreprise, l’appel à l’aide de salariés et syndicats extérieurs à l’entreprise, la séquestration des cadres et des patrons, la grève de la faim, le suicide, la menace de pollution environnementale, la menace de destruction partielle ou totale de de l’entreprise, leur réalisation, les coups et blessures, l’assassinat des cadres et du patron, hélas.
Comment les salariés souhaitent ils partager le bénéfice de l’entreprise ? De manière plus équitable. Le plus équitable étant la coopérative.

Un partage plus équitable permet il un bon fonctionnement de l’entreprise ?Tant que le patronat intérieur et extérieur tolère l’existence d’une telle entreprise, oui. Si le patronat intérieur ou extérieur se sent menacé par l’existence de cette entreprise plus équitable, non.

Quels moyens le patronat intérieur peut il utiliser pour maintenir l’inéquité de répartition des bénéfices ? La menace de réduction des primes et des salaires, la menace de licenciement, la menace de délocalisation, leur mise en œuvre, le harcèlement moral, l’interdiction des syndicats, les brimades, discriminations et licenciement pour les syndicalistes, l’appel à l’aide des forces de police, les coups et blessures, la faillite frauduleuse, l’assassinat des meneurs, qui est inexcusable.

Quels moyens le patronat extérieur peut il utiliser  pour combattre l’existence de cette entreprise dont il pense que la répartition équitable des bénéfices menace son propre fonctionnement inéquitable ?
L’entente illégale pour fausser la concurrence, l’intimidation des fournisseurs et des clients, le sabotage matériel et financier, l’intimidation du personnel de cette entreprise, les coups et blessures, l’assassinat, toujours inexcusable.

Pendant les siècles précédents, les salariés ont en partie ignoré et en partie accepté le partage inéquitable. Ils l’acceptaient tant qu’il leur permettait de vivre ou de survivre et qu’ils n’étaient pas assez conscients ni organisée pour le mettre en cause.

LE CHOMAGE

Classé dans : ECONOMIE POLITIQUE — poloduperigord @ 22:17

LE CHOMAGE

Les gouvernements, les administrations et les patrons nous disent que le chômage est regrettable, ils disent que c’est une calamité contre laquelle ils luttent de toutes leurs forces, et nous, les chômeurs, anciens chômeurs et futurs chômeurs, nous avons l’habitude de les croire sur parole et de nous résigner.

Par contre, certains économistes, historiens et sociologues nous expliquent que le chômage est une création volontaire du patronat, destinée à maintenir les salariés dans la peur afin de mieux les contrôler et de limiter leurs revendications, et si nous nous mettions à les croire, ça pourrait nous pousser à différentes formes de révolte.

Une question se pose alors: pourquoi les patrons et les politiciens qui sont à leur service n’ont ils pas fait taire ceux qui les contredisent ?

En fait, ils font tout leur possible pour les faire taire: en d’autres temps ou dans d’autres pays ils les auraient assassinés ou jetés en prison. Aujourd’hui et ici, ils se sentent obligés de les laisser un peu s’exprimer pour préserver l’apparence de démocratie qui protège le régime de la colère du peuple. Mais comme ils contrôlent presque entièrement la presse et les médias, ils ne craignent pas grand choses de contestataires à peu près inaudibles. Au pire, de temps en temps, ils assassinent quand même les plus gênants et s’accordent ensuite l’impunité par le « secret défense » et quelques astuces du genre.

Le terme de « lutte des classes » n’est plus à la mode et cependant, la destruction des services publics, de la protection sociale et du code du travail que nous voyons tous les jours se produire sous nos yeux est elle autre chose que la revanche des capitalistes sur les travailleurs ? Tous nos acquis sociaux que nous laissons présentement détruire par le patronat et les politiciens réunis étaient le résultat de la lutte des classes. Si nous ne recommençons pas à lutter consciemment et activement en tant que classe laborieuse et prolétarienne contre la classe dirigeante et possédante, nous sommes alors perdus et rien ne les empêchera de finir de nous dépouiller du peu qui nous reste et de refaire de nous des esclaves. Si nous acceptons d’avoir un comportement et une mentalité d’esclaves, qui pourra dire que nous ne méritons pas l’esclavage ? Et qui pourra reprocher à nos maîtres de nous traiter ainsi ?

29 octobre, 2010

MATERIALISME ET PENSEE

Classé dans : PHILOSOPHIE — poloduperigord @ 1:05

Nous ne pouvons rien concevoir, rien penser, que par contraste et par analogie.

La pensée par contraste : pouvons nous concevoir et définir le bon sans le mauvais, le fort sans le faible, le dur sans le mou,  le lourd sans le léger, le facile sans le difficile, et cetera ? Ces choses, et ces idées, nous pouvons les concevoir parce qu’elles font partie de notre monde, parce qu’elles nous sont perceptibles, donc compréhensibles. La chose et son contraire nous sont perceptibles.

La pensée par analogie : le mou animé ressemble au mou inanimé (la poche des marsupiaux et celle des pantalons), le dur grand au dur petit (l’aiguille à coudre et l’Aiguille du Midi), etc.

On peut pourtant se croire capable de concevoir des idées qui ne font pas partie de notre monde, par exemple l’infini, celui des étoiles du ciel, celui de la suite des nombres, et d’autres si on veut. Mais l’infini ne ressemble à rien de ce que nous pouvons voir ni percevoir dans notre monde. Tout ce qui nous est perceptible est fini, limité. On pourrait prétendre que certains sentiments sont infinis: l’amour par exemple… Mais beaucoup font l’expérience de la fin d’un amour qu’ils croyaient immortel et de plus, tous finissent par mourir. Que devient alors leur amour ? C’est pour moi un mystère.

Si on prend argument de la pensée par contraste pour dire qu’on peut concevoir l’infini parce qu’on croit concevoir le fini, je pense que c’est une erreur. Ce qui est fini, c’est tout ce que nous connaissons, donc  pouvons concevoir et ce qui est infini, c’est tout ce que nous ne connaissons pas, donc ne pouvons concevoir.

Donc la pensée abstraite, comme le comptage immatériel est une illusion, car nous, matière, ne connaissant que la matière et n’en sortant jamais (jusqu’à plus ample informé), ne pouvons concevoir, penser, aimer et haïr que la matière, quels-que soient les noms les plus fantaisistes, poétiques ou prétentieux que nous lui donnons.

C’est notre limite mais il n’y a pas à le regretter: nous ne sommes mêmes pas capables d’imaginer comment il pourrait en être autrement.

Sans doute, bien peu comprendrons mon raisonnement. La plupart des gens vivent dans un savant assemblage d’illusions qui s’échafaudent et se justifient mutuellement, imperméable à toute critique fondamentale. S’ils perdaient d’un coup leurs illusions, ils seraient si angoissés qu’ils se croiraient fous, comme ils croient fous ceux qui ne les partagent pas.

Rares sont ceux qui s’éloignent des illusions communes et ce n’est jamais par choix mais par une étrange nécessité.  (sera modifié et complété)

ARYTHMETIQUE FONDAMENTALE

Classé dans : PHILOSOPHIE — poloduperigord @ 0:47

Parmi les chiffres, on nous enseigne le zéro, qui représente l’absence, or l’absence est une notion vague qu’il convient de préciser:

Un quelque-chose moins un quelque-chose égale zéro quelque-chose, donc ce zéro n’est pas rien. Zéro n’est jamais rien car c’est toujours zéro quelque-chose.

Notre condition matérielle nous interdit de compter immatériellement. Quand nous croyons compter immatériellement, nous nous trompons, nous ne faisons qu’oublier l’aspect matériel de notre comptage, mais cet aspect existe toujours.

Serait ce pour cette raison que ceux qui comptent le plus, les marchands, sont aussi les plus pervers de notre espèce ? Serait ce parce qu’ils comptent leurs bénéfices en feignant d’ignorer que derrière chacun de leurs chiffres il y a des gens qui vivent, travaillent et souffrent d’injustice ?

(sera modifié et complété)

27 octobre, 2010

A DIEU ET A DIABLE

Classé dans : PHILOSOPHIE — poloduperigord @ 1:22

S’il y a du dieu en moi, le diable y a sa place car dieu et diable sont inséparables. Diviniser, divi-ni-ser, c’est (se) diviser et le ni-(er), c’est prendre une part de soi, la meilleure, celle qu’on aime et qu’on admire le plus pour la poser devant soi, sur un autel, un piédestal, dans une arche d’alliance et l’adorer comme si ce n’était pas une simple part de soi mais un être extérieur meilleur et plus puissant que soi, et nier que ce fut jamais cette simple part de soi à laquelle nous refuserions sinon d’accorder tant d’égards, ces égards que l’on refuse aussi aux vivants entiers.Les croyants disent cependant souvent que leur dieu est aussi en eux, dans leur coeur, alors qu’ils situent plus volontiers le diable à l’extérieur d’eux.

Le diable, le non disable, l’indicible, c’est une autre part de soi, ce dont on a trop peur et trop honte pour le voir et le dire en soi, c’est « l’ombre » de Jung, ce qu’on sépare de soi et qu’on bannit à l’extérieur en lui défendant de revenir et en niant farouchement qu’on l’ai jamais connu. C’est un bouc-émissaire chargé de nos péchés et de nos faiblesses et qu’on envoie mourir dans le désert dans l’espoir naïf de s’en débarrasser. Il nous revient toujours car il est immortel tant que nous sommes vivants. Il est une part de nous et n’aspire qu’à revenir chez lui, en nous, le pauvre diable, auprès de son meilleur ami, notre bon dieu. Si nous fuyons quand il approche, si notre ombre nous fait trop peur, nous ne pouvons connaître la paix et la plénitude . Oserai-je contredire Pascal ? L’homme est ange et bête, qui veut faire l’homme doit faire les deux.

26 octobre, 2010

A TORD ET A RAISON

Classé dans : REFLEXIONS ET FLEXIONS — poloduperigord @ 5:29

Cette vie que j’ai le sentiment d’avoir raté, il est tellement normal que d’autres la réussissent, qu’ils l’aient réussi avant ma naissance, qu’ils la réussissent pendant que je suis en train de la rater et qu’ils continuent à la réussir après ma mort.

Sans doute, j’ai tord de me comparer aux autres, oui, oui, là encore j’ai tord comme pour tout le reste, comme d’habitude. Je suis d’accord pour avoir tord. Je fais simplement la même chose qu’eux, qui ont raison de le faire puisqu’ils ont toujours raison et que j’ai toujours tord.. Je voudrais juste de temps en temps être aussi imbécile que tout le monde pour me sentir moins seul.

Je n’ai jamais compris le règles de leur jeu, de leur vie, alors ils n’ont pas voulu jouer avec moi. Dans le fond, c’est normal, j’en aurais peut-être fait autant à leur place. Mais je suis à la mienne de place, et je me comprends aussi quand même…

Ecrire, un étrange désir. Qu’a-t il de naturel ? Vaut-il pas mieux parler ? C’est faute de parler que j’écris et c’est un pis-aller. La vie, la vraie vie est ailleurs. Je l’ai aperçue, je l’ai frôlée, je l’ai devinée au delà de l’indifférence, de l’égoïsme et de la bêtise. Elle m’a laissé au cœur comme un goût de trop peu, un manque insupportable.

La vie avec de la terre, des arbres, des sourires et de la joie. Avec des chansons et de l’amour. La vie des gestes simples et justes qui font qu’on est content de soi et des autres.

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