13 novembre, 2010

LE CHOMAGE

Classé dans : ECONOMIE POLITIQUE — poloduperigord @ 22:17

LE CHOMAGE

Les gouvernements, les administrations et les patrons nous disent que le chômage est regrettable, ils disent que c’est une calamité contre laquelle ils luttent de toutes leurs forces, et nous, les chômeurs, anciens chômeurs et futurs chômeurs, nous avons l’habitude de les croire sur parole et de nous résigner.

Par contre, certains économistes, historiens et sociologues nous expliquent que le chômage est une création volontaire du patronat, destinée à maintenir les salariés dans la peur afin de mieux les contrôler et de limiter leurs revendications, et si nous nous mettions à les croire, ça pourrait nous pousser à différentes formes de révolte.

Une question se pose alors: pourquoi les patrons et les politiciens qui sont à leur service n’ont ils pas fait taire ceux qui les contredisent ?

En fait, ils font tout leur possible pour les faire taire: en d’autres temps ou dans d’autres pays ils les auraient assassinés ou jetés en prison. Aujourd’hui et ici, ils se sentent obligés de les laisser un peu s’exprimer pour préserver l’apparence de démocratie qui protège le régime de la colère du peuple. Mais comme ils contrôlent presque entièrement la presse et les médias, ils ne craignent pas grand choses de contestataires à peu près inaudibles. Au pire, de temps en temps, ils assassinent quand même les plus gênants et s’accordent ensuite l’impunité par le « secret défense » et quelques astuces du genre.

Le terme de « lutte des classes » n’est plus à la mode et cependant, la destruction des services publics, de la protection sociale et du code du travail que nous voyons tous les jours se produire sous nos yeux est elle autre chose que la revanche des capitalistes sur les travailleurs ? Tous nos acquis sociaux que nous laissons présentement détruire par le patronat et les politiciens réunis étaient le résultat de la lutte des classes. Si nous ne recommençons pas à lutter consciemment et activement en tant que classe laborieuse et prolétarienne contre la classe dirigeante et possédante, nous sommes alors perdus et rien ne les empêchera de finir de nous dépouiller du peu qui nous reste et de refaire de nous des esclaves. Si nous acceptons d’avoir un comportement et une mentalité d’esclaves, qui pourra dire que nous ne méritons pas l’esclavage ? Et qui pourra reprocher à nos maîtres de nous traiter ainsi ?

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