14 novembre, 2010

L’AVENIR RADIEUX DE NOTRE SOCIETE

Classé dans : ECONOMIE POLITIQUE — poloduperigord @ 0:16

Il y a quelques temps, j’ai vu un documentaire sur les guerres qui ont conduit à la ruine de la civilisation Maya. Intéressant. Je suis toujours un peu écœuré par l’histoire de ces peuples et de leurs dieux avides de sang versé. Il semble que ce soit la quête effrénée du pouvoir qui serait à l’origine de leur ruine. Une constellation de cités-état qui avaient pourtant prospéré pendant plus de mille ans, si je me souviens bien. J’ai l’impression qu’ils portaient en eux le germe de leur ruine : la compétition et le désir d’hégémonie. La guerre de tous contre tous a provoqué la ruine de tous.

J’entrevois là un parallèle avec le comportement des entreprises cotées en bourse.  Noam Chomsky et Albert Jacquard ont des idées que j’aime bien à ce sujet. Dans d’autres régions du monde, les cités-état ont évolué en royaumes, en empires, au moyen de guerres successives là aussi, bien sûr, mais peut-être un peu plus de coopération malgré leur compétition. Les empires et royaumes ont pris ensuite des noms de république, de démocratie ou de monarchie parlementaire suivant la mode du temps, puis le pouvoir a quitté les mains des politiciens pour celles des financiers et les guerres continuent, aujourd’hui moins par les armes que par le pillage légalisé des matières premières et l’expropriation du temps de vie des individus transformés en « travailleurs », « consommateurs », et même en « électeurs », quelle rigolade! On nous a si bien dressés qu’on nous donne même le droit de choisir de tout continuer sans discuter. Quel impressionnant tour de passe-passe ! Existe-t-il une voie de sortie de cet engrenage infernal ? Je ne sais pas.

J’ai toujours été attiré par ceux qui refusaient de se soumettre à ce destin pathétique. Les Hippies, les beatniks, baba-cool, aujourd’hui la mouvance du New-Age, ce sont les refuzniks de l’avenir radieux promis par la nomenklatura capitaliste. Je les trouve parfois un peu allumés et un peu naïfs mais beaucoup plus fréquentables et moins nauséabonds que ceux qui croient ou veulent faire croire que la croissance économique (celle de leur économie, bien-sûr) sauvera le monde. La violence, le goût de la compétition et du pouvoir font partie de notre esprit et il serait inefficace et dangereux de chercher à les nier ou à les détruire mais la douceur, le goût de la coopération et de l’équité en font autant partie et nous avons la liberté de choisir de développer tel ou tel aspect de notre mentalité.

13 novembre, 2010

LA REPARTITION DES BENEFICES

Classé dans : ECONOMIE POLITIQUE — poloduperigord @ 22:44

Ma théorie politico-économique explique la lutte des classes par les convergences d’intérêts des individus composant les groupes sociaux plus ou moins conscients et organisés.

La philanthropie est elle le fondement du capitalisme ? Il me semble que non (mais détrompez moi, s’il vous plait).

Devrait elle être le fondement de l’économie et de la politique ? J’en ai l’impression.

Cette ambition est elle réalisable ? Je ne le sais pas encore.

Comment le déterminer ? Par l’examen attentif de l’histoire économique et politique.

Je m’attacherai d’abord à une analyse la plus objective qu’il m’est possible du système capitaliste sans y porter de jugement moral, qui ne viendra que dans la conclusion.

Lisons Marx, bien sûr, et n’oublions pas La Boétie, mais je trouve que c’est aux vivants de faire ici et maintenant l’analyse critique de leur société et de décider ensuite de ce qu’ils peuvent et veulent en faire.

Comment les patrons souhaitent ils partager les bénéfices de l’entreprise ? Le plus possible pour eux et le moins possible pour les salariés. Le partage le plus inéquitable étant l’esclavage.

Ce partage inéquitable permet il un bon fonctionnement de l’entreprise ? Tant qu’il permet aux salariés de vivre et qu’ils l’acceptent ou l’ignorent, oui. Si les salariés n’arrivent plus à vivre à cause des salaires réduits, s’ils découvrent l’ampleur de l’inéquité et s’ils la refusent, non.

Quels moyens les salariés peuvent ils utiliser pour combattre l’inéquité de la répartition des bénéfices ?
La négociation individuelle, l’organisation en syndicats, la négociation syndicale, la grève, la médiatisation de l’action et des revendications, le blocage de l’entreprise, l’appel à l’aide de salariés et syndicats extérieurs à l’entreprise, la séquestration des cadres et des patrons, la grève de la faim, le suicide, la menace de pollution environnementale, la menace de destruction partielle ou totale de de l’entreprise, leur réalisation, les coups et blessures, l’assassinat des cadres et du patron, hélas.
Comment les salariés souhaitent ils partager le bénéfice de l’entreprise ? De manière plus équitable. Le plus équitable étant la coopérative.

Un partage plus équitable permet il un bon fonctionnement de l’entreprise ?Tant que le patronat intérieur et extérieur tolère l’existence d’une telle entreprise, oui. Si le patronat intérieur ou extérieur se sent menacé par l’existence de cette entreprise plus équitable, non.

Quels moyens le patronat intérieur peut il utiliser pour maintenir l’inéquité de répartition des bénéfices ? La menace de réduction des primes et des salaires, la menace de licenciement, la menace de délocalisation, leur mise en œuvre, le harcèlement moral, l’interdiction des syndicats, les brimades, discriminations et licenciement pour les syndicalistes, l’appel à l’aide des forces de police, les coups et blessures, la faillite frauduleuse, l’assassinat des meneurs, qui est inexcusable.

Quels moyens le patronat extérieur peut il utiliser  pour combattre l’existence de cette entreprise dont il pense que la répartition équitable des bénéfices menace son propre fonctionnement inéquitable ?
L’entente illégale pour fausser la concurrence, l’intimidation des fournisseurs et des clients, le sabotage matériel et financier, l’intimidation du personnel de cette entreprise, les coups et blessures, l’assassinat, toujours inexcusable.

Pendant les siècles précédents, les salariés ont en partie ignoré et en partie accepté le partage inéquitable. Ils l’acceptaient tant qu’il leur permettait de vivre ou de survivre et qu’ils n’étaient pas assez conscients ni organisée pour le mettre en cause.

LE CHOMAGE

Classé dans : ECONOMIE POLITIQUE — poloduperigord @ 22:17

LE CHOMAGE

Les gouvernements, les administrations et les patrons nous disent que le chômage est regrettable, ils disent que c’est une calamité contre laquelle ils luttent de toutes leurs forces, et nous, les chômeurs, anciens chômeurs et futurs chômeurs, nous avons l’habitude de les croire sur parole et de nous résigner.

Par contre, certains économistes, historiens et sociologues nous expliquent que le chômage est une création volontaire du patronat, destinée à maintenir les salariés dans la peur afin de mieux les contrôler et de limiter leurs revendications, et si nous nous mettions à les croire, ça pourrait nous pousser à différentes formes de révolte.

Une question se pose alors: pourquoi les patrons et les politiciens qui sont à leur service n’ont ils pas fait taire ceux qui les contredisent ?

En fait, ils font tout leur possible pour les faire taire: en d’autres temps ou dans d’autres pays ils les auraient assassinés ou jetés en prison. Aujourd’hui et ici, ils se sentent obligés de les laisser un peu s’exprimer pour préserver l’apparence de démocratie qui protège le régime de la colère du peuple. Mais comme ils contrôlent presque entièrement la presse et les médias, ils ne craignent pas grand choses de contestataires à peu près inaudibles. Au pire, de temps en temps, ils assassinent quand même les plus gênants et s’accordent ensuite l’impunité par le « secret défense » et quelques astuces du genre.

Le terme de « lutte des classes » n’est plus à la mode et cependant, la destruction des services publics, de la protection sociale et du code du travail que nous voyons tous les jours se produire sous nos yeux est elle autre chose que la revanche des capitalistes sur les travailleurs ? Tous nos acquis sociaux que nous laissons présentement détruire par le patronat et les politiciens réunis étaient le résultat de la lutte des classes. Si nous ne recommençons pas à lutter consciemment et activement en tant que classe laborieuse et prolétarienne contre la classe dirigeante et possédante, nous sommes alors perdus et rien ne les empêchera de finir de nous dépouiller du peu qui nous reste et de refaire de nous des esclaves. Si nous acceptons d’avoir un comportement et une mentalité d’esclaves, qui pourra dire que nous ne méritons pas l’esclavage ? Et qui pourra reprocher à nos maîtres de nous traiter ainsi ?

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